n8n et Make (ex-Integromat) font la même chose en surface : relier des logiciels pour que les données circulent sans ressaisie. Un formulaire rempli crée une ligne, une facture, un message. La question n’est pas « lequel est le plus intelligent ». C’est : qui héberge, qui paie quand le volume monte, et qui peut reprendre le dossier si le prestataire disparaît.
Cette page tranche pour un dirigeant de TPE ou de PME. Pas un tutoriel de nœuds. Chez Ambactos, n8n est la stack par défaut (affichée sur le site, utilisée en production). Make reste un bon outil dans d’autres contextes. Le diagnostic gratuit sert à décider chez vous, pas à coller mon habitude.
En trente secondes
| Si vous… | Orientez-vous vers… |
|---|---|
| Voulez héberger en France, garder les flux chez vous, et faire croître le volume sans facture surprise | n8n (souvent en self-host) |
| Voulez démarrer sans serveur, avec un catalogue d’apps « clic » et une courbe douce | Make (cloud éditeur) |
| Avez déjà un prestataire ou une équipe qui maîtrise l’un des deux | Celui-là, sauf contrainte légale ou coût qui force le changement |
| Confondez automatisation et « agent IA qui décide tout seul » | Ni l’un ni l’autre d’abord : écrivez la règle métier |
Ce que les deux font bien
Les deux déclenchent une chaîne d’actions quand un événement arrive (nouveau mail, nouvelle ligne de tableur, paiement reçu, formulaire envoyé). Les deux savent appeler des API, transformer des données, gérer des erreurs simples, et journaliser ce qui s’est passé.
Pour une PME, le gain réel se mesure en heures de paperasse évitées : devis, relances, pièces comptables, synchronisation CRM. L’outil n’est qu’un moteur. La qualité du résultat dépend de la règle écrite et de la donnée qui fait foi.
Les différences qui comptent vraiment
Hébergement et données
- Make : cloud de l’éditeur. Les scénarios et souvent les données en transit passent par leur infrastructure. Simple à ouvrir un compte.
- n8n : cloud éditeur possible, ou installation sur votre serveur (ou le nôtre, sous Coolify / OVH côté stack Ambactos). En self-host, les flux restent sous votre contrôle. C’est l’argument décisif pour les métiers à secret, ou pour ceux qui refusent une dépendance purement SaaS.
Coût quand ça tourne vraiment
Make facture surtout à l’usage (opérations / mois). C’est confortable au début. Dès que les scénarios tournent souvent (chaque devis, chaque relance, chaque sync nocturne), la facture peut grimper vite. n8n en self-host a un coût d’infra et de maintenance plus stable ; le cloud n8n a aussi une grille, à comparer sur votre volume réel, pas sur une démo.
Je n’affiche pas de tarifs éditeur ici : ils changent. En diagnostic, on estime le volume d’exécutions sur une de vos tâches réelles, puis on compare.
Courbe d’apprentissage
Make est souvent plus doux pour un premier scénario non technique. n8n demande un peu plus de rigueur (surtout en self-host : mises à jour, sauvegardes, droits d’accès). En contrepartie, n8n est open source : un autre prestataire sérieux peut reprendre le dossier sans racheter une licence maison.
Intégrations
Make a un catalogue très large d’apps prêtes. n8n aussi, plus la possibilité de nœuds custom et d’appels HTTP quand l’app n’existe pas. Pour Qonto, Google Workspace, Shopify, messagerie, webhooks, les deux chemins existent. Le vrai frein n’est presque jamais « l’app n’existe pas » : c’est « personne n’a écrit la règle ».
Tableau récapitulatif
| Critère | n8n | Make |
|---|---|---|
| Hébergement | Self-host possible ou cloud | Cloud éditeur |
| Contrôle des données | Fort en self-host | Chez l’éditeur |
| Coût à l’échelle | Souvent plus prévisible en self-host | Simple au début, parfois coûteux ensuite |
| Open source | Oui | Non |
| Courbe pour un non-tech | Un cran plus exigeante | Souvent plus douce |
| Reprise par un tiers | Facilitée (code + standard) | Possible, liée au compte Make |
| Stack Ambactos | Oui, par défaut | Si l’existant client l’impose |
Comment je tranche chez moi
Sur Les Gaspard (collecte de biodéchets) et sur la stack affichée d’Ambactos, j’ai retenu n8n pour trois raisons pratiques :
- Pouvoir héberger en France et documenter le système (Coolify, OVH, Obsidian).
- Éviter une facturation purement à l’opération quand les tâches se multiplient.
- Rester portable : comptes au nom du client, documentation, autre prestataire possible.
La facturation automatisée chez Les Gaspard n’est pas « un scénario n8n magique » isolé : c’est une chaîne avec source de vérité, validations, et parfois un agent qui prépare ce qu’une règle fixe ne peut pas décider. Détail public : Comment j’ai automatisé la facturation de mes opérations.
Règle que j’applique partout : règle claire → automatiser (n8n ou Make). Contexte et jugement → agent. Confondre les deux donne de belles démos et des productions fragiles.
n8n ou Make : grille de décision
- Contrainte données / hébergement France ou self-host ? → n8n.
- Personne pour maintenir un serveur, besoin d’un compte en une heure ? → Make peut gagner au démarrage.
- Volume d’exécutions élevé prévu dans six mois ? → chiffrer les deux ; souvent n8n self-host.
- Déjà 20 scénarios Make qui marchent ? → ne migrez pas par snobisme ; corrigez d’abord les règles et les erreurs.
- Besoin d’un prestataire qui opère et documente ? → agence n8n (Ambactos) ou équivalent Make, selon l’outil retenu.
Ce que cette page ne promet pas
- Pas de « n8n est toujours moins cher ».
- Pas de configuration pas à pas d’un nœud (ça se périme et ça attire le bricoleur, pas le dirigeant qui délègue).
- Pas de prix générique. Le chiffrage part de la responsabilité, du livrable et des limites d’autonomie sur une tâche réelle.
Et maintenant
Si vous hésitez entre n8n et Make pour une tâche qui revient chaque semaine (devis, factures, relances, leads), le prochain pas utile n’est pas un essai de 40 intégrations. C’est nommer la tâche, la donnée qui fait foi, et les actes qui engagent l’entreprise. Ensuite on choisit le moteur.
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